• Amel Arfaoui

Derrière le covid, la gestion de l'effondrement et la nouvelle société.

L'arrivée d'un vaccin, le revenu universel, la restriction de la propriété privée, le transhumanisme, la technocratie semblent être les pistes de travail de nos dirigeants pour bâtir les fondations du monde d'après.


Car nul doute que derrière le covid, la gestion de l'effondrement et le passage au monde d'après se préparent et pendant que nous sommes confinés, déconfinés et reconfinés, les projets de la nouvelle société avancent.


Ainsi, une Technocratie puissante aidée par les Gafa ( google, apple, facebook, amazon, microsoft, twitter, netflix, yahoo) , une Economie mondialisée et le Transhumanisme avec son corollaire la surveillance , semblent esquisser les contours de la nouvelle société.


Si tout cela se met en marche, notre santé passera sous tutelle d'organisations lointaines, technocratiques et numériques. Il en sera de même pour les loisirs, l'alimentaire, la mobilité, l'économie, le social, bref pour notre mode de vie.


S'il est un fait que notre mode de vie actuel basée sur la surconsommation frénétique et imbécile nous a mené tout droit à l'effondrement terrible que nous vivons et qu'il faut le changer, il est aussi évident que le nouveau projet tel qu'il se dessine ne fera que poursuivre l'échec et la folie du monde.


On voit déjà les choix fait : laisser les grandes surfaces et les multinationales ouvertes pendant le reconfinement ( fnac, auchan, carrefour, amazon etc ...) tandis que les commerces de proximité sont fermés ( librairies, épiceries, restaurants, cafés, cultures etc).

Evidemment les considérations sanitaires rentrent en jeu mais ils sont à géométrie variable en fonction de l'activité et de son enjeu pour le monde d'après ( on garde ou on jette ).


Et ceci pose problème. Notamment pour la fameuse recherche "d'acceptabilité" de la population devant tant d' incohérences. Quel sera le seuil de tolérance...


Ainsi piégés par leurs incohérences - que nous avalons sans broncher pour le moment - tôt ou tard les dirigeants ne pourront échapper à la question qui se posera pacifiquement ou violemment : Ou nous emmenez-vous ? dans quelle société ?


Le monde d'après doit-il revoir sa copie ?...

Un changement de modèle qui se fait sans la collaboration des citoyens


La fin de l'ère industrielle signe la mort de nombreux métiers on le sait et la robotisation arrive. Des secteurs entiers vont disparaitre comme ont disparu de nombreux métiers avant l'arrivée du train au début du siècle. Il faut changer de modèle. Soit. Nous l'appelons de nos voeux.


Mais ce nouveau modèle qui fait le choix d'une mondialisation resserrée, qui ne parie pas sur le local, sur l'épanouissement humain, sur le développement des territoires pour faire face au défi climatique, à l'appauvrissement des populations et à la crise du travail et qui se fait sans la collaboration des citoyens, ignore les valeurs de solidarités, de libertés et de transparence.


Une technocratie toute puissante, le nouveau dieu de la nouvelle société


La technocratie toute puissante - nouveau dieu de ce nouveau monde - repose sur une logique de calculs, de chiffres, de divisions, de soustractions de nos libertés, de nos valeurs, de nos besoins, de notre humanité. Ces sujets semblent être passés à la trappe dans l'édification de ce vaste plan et donnent à penser que les objectifs de cette société nouvelle sont pire que celles qui vient de s'écrouler.


Et ceci pose question : et l'Homme dans tout ça...? Où est passé la dimension humaine ? Où sont passés libertés humaines, créativités humaines, amours et joies humaines, collaborations et contributions de la population ? Au moment où la prise de conscience des citoyens est très puissante et où les initiatives nouvelles jaillissent de toute part ? Qui définit les besoins ou activités essentiels ou non essentiels ? Ainsi les citoyens ne seraient pas conviés à participer à leur destin, à leur futur commun ?




Ou est passé la collaboration avec les citoyens ?


Les transformateurs, les prospectivistes et les spécialistes de l'accompagnement au changement savent le jeu délicat et long que constitue le travail de mener une personne ou un groupe au changement, de mener une société vers une autre société. Combien il est difficile de faire la rupture sans la cassure.


C'est un art qui repose sur la confiance et la collaboration, sur l'aspect psychologique, humain, bienveillant, par consultation, avec un objectif défini à l'avance par un contrat : aider à mener au bien-être la personne et travailler dans son intérêt.

Ici, dans ce projet collectif, la société nouvelle semble avoir tout simplement oublier l'intérêt des hommes et leur bonheur. Terrain glissant et risque de boomrang violent...


AA




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A propos de l'auteure

Bienvenue! Je suis Amel Arfaoui, journaliste indépendante, accompagnatrice au changement, coach en développement personnel et  rédactrice web.

 

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