• Amel Arfaoui

Fin d'un modèle, faire le deuil et la renaissance

Mis à jour : mai 22

Une fin qui vient nous percuter violemment sur le sens premier de la vie.


Nous traversons une fin, une tragédie et nous sommes tous dans la même

situation : celle de la transformation.


Le confinement est une mise à l'épreuve collective et un temps de réflexion pour le futur.


Immobilisés chez nous, ce confinement est comme une retraite intérieure.

Ce que nous vivons intérieurement est éminemment spirituel.


Et personne n'échappera à ce processus intime. Aucun blabla conventionnel ni

discours rationnel ni plan de communication ne nous aidera.


Cette retraite est l'occasion de faire un bilan sur nos besoins. Introspection.

De quoi avons nous besoin pour vivre ? vivre heureux ? avoir une bonne vie?

Et non pas vivre pour consommer.




La seule attitude qui compte en ce moment est de faire la paix en soi.


D'être préparé et prêt à faire face aux évènements catastrophiques.


Il risque fort d'y en avoir d'autres.


Les dirigeants semblent dépassés par la crise sanitaire.

L'impréparation aux catastrophes démesurées et le manque

de moyens sont des signes clairs.

Ils sont incapable de nous protéger.

L'économie, aujourd'hui à l'arrêt, va devenir fragile.

Nous venons de comprendre que nous tous sommes vulnérables.


Ce modèle ne tient plus, il est caduc. Il nous faut faire autre chose de viable,

de sain et de beau. Alors que voulons-nous et que recommençons-nous ?


Et bien ce confinement est un temps pour réfléchir, méditer,

au calme, seul avec soi.


Peu à peu nous réalisons que les outrances de notre

confort et de notre style de vie sont certainement terminés,

en tout cas menacés.


L'outrance d'un mode de vie basé sur la vitesse, la surconsommation et la destruction du vivant.


Ca ne peux plus continuer comme ça et nous le savons…


Et ce site n'a cessé d'interpeller, d'alerter sur le danger d'une telle voie,

d'accompagner au changement de paradigme basé sur des valeurs saines

et sur l'équilibre.


A ignorer les faits, nous allons droit dans le mur, vers notre ruine ou notre

extinction comme nous le disent scientifiques, spirituels et anthropologues.


Il fallait que ça s'arrête.


Les catastrophes, le climat, le gaspillage, les dérives liberticides,

les inégalités, la pollution de l'air, des mers, des animaux,

l'alimentation chimique, le bruit,

le stress, le surmenage, l'appauvrissement, cette folle vie.


Il fallait que la machine s'arrête, que l'auto - destruction prenne fin.



Fin.


C'est la fin d'une époque.

La fin d'un modèle, le matérialisme, l'individualisme,

le progrès à tout va.

Et la fin est un deuil.


Le deuil c'est la perte de repères, la perte de nos habitudes et de nos certitudes.

Alors comment vivre ce deuil ?


Sachez tout d'abord que le deuil est un processus, il se fait en plusieurs

étapes et il prend du temps.

Le cerveau humain a sa propre mécanique, son fonctionnement

autonome, en dehors de notre volonté.


Il faut comprendre ces étapes pour comprendre ce qui nous arrive face aux tragédies.


Sachez qu'il est normal de se sentir triste, perdu, choqué, d'avoir une perte

de gout, d'envie, une perte d'appétit ou l'excès inverse.


N'écoutez ni youtubeurs ni médias qui vous disent qu'il faut courir,

faire du sport, jongler, bouger, et pourquoi pas danser

ou faire la fête ! n'importe quoi…

N'écoutez rien et faites ce que vous sentez, ce qui vous correspond.


Nous vivons trois tragédies, un confinement, une épidémie

et une fin de modèle.


Ce n'est pas rien. Le traumatisme psychologique est là et je n'ose

penser au bilan psychologique que l'on découvrira à la fin du drame.


Voila pourquoi je présente ici des conseils pour vous aider, pour

comprendre comment on fonctionne face à une catastrophe

et comment on fait le processus de deuil face à une fin.

Notre cerveau tel que créé suit son propre chemin. Rien ne peut s'opposer

à sa structure, le mieux est de laisser faire les choses naturellement.


Ne soyez pas trop exigeant avec vous ou trop pressé. Se détendre est la seule

consigne et ça tombe bien en ces temps de confinement!


Le Deuil se passe en plusieurs phases.


La première phase est le Choc.


Le choc et la sidération devant l'Evènement.

La pandémie provoque la peur de la maladie et la peur de la mort.

Ce qui a généré les réactions de panique que l'on sait.

La panique est causée par la peur de la perte, perte de son argent,

son travail, sa vie, ses proches.

Tout perdre et mourir est l'épreuve ultime.


Ensuite vient la phase du Déni.


"C'est rien, je m'en fous, tout redeviendra comme avant,

c'est pas vrai, j'y crois pas etc etc...". On ne veut pas voir.


On nie la réalité car le réel est insupportable, impossible,

ne devant pas arriver. C'est une réaction de protection.

La prise de conscience n'a pas encore eu lieu.


Puis c'est l'étape de la Colère.


Pourquoi ça arrive ? A cause de qui ? Qui est responsable ? C'est injuste.


Le deuil, la perte, le licenciement, la maladie nous mettent en colère car

de notre point de vue, ils sont éminemment injustes.

Ils sont vécus comme inadmissibles, absurdes.


Pourquoi, qu'est ce qu'on a fait, quand, comment ?

Un déluge de questions et le besoin de réponses, d'explications, de responsables

s'enclenche alors. Nous n'acceptons pas le mal ou la fatalité sans réagir.

Et c'est très bien !


Arrive l'étape de la Chute.


C'est le trou noir ! On tombe au fond du trou.

Le cerveau après s'être débattu avec des questionnement n'obtient pas de réponses logiques.

Alors face à l'absurde et par épuisement, il relâche.

Face à ce qui le dépasse, il abandonne.


Ainsi nous lâchons la lutte interne, l'opposition, la résistance.

Cette étape se caractérise par la tristesse ou une dépression.


Etape difficile mais capitale car c'est elle qui va nous amener à la prise de conscience.


Petit à petit au fil de nos pensées, la situation apparait dans son ensemble

en profondeur, avec une nouvelle acuité.

On évacue l'émotionnel.


Cette phase difficile nous prépare à la remontée vers le soleil : l'acceptation.


L'Acceptation


L'acceptation des situations les plus douloureuses est le signe

de notre résilience.

Seule une prise de conscience objective, sans émotion,

délivre du poids des douleurs, des culpabilités et autres effets.



Après quoi, c'est la Renaissance


La phase du renouveau,

la remontée du trou noir vers la lumière.

Nous sommes à nouveau prêt pour un nouveau départ, de notre vie,

de notre travail, de nouvelles habitudes, repères etc.

Prêts et enthousiastes !

Avec toutes les ressources humaines rechargées au plus haut et une vision nouvelle.




Voila en résumé les étapes que nous traversons lors d'une épreuve.

Nous rejetons, nous pleurons, nous sommes en colère, puis nous

lâchons prise, nous transmutons et nous remontons.

Mort et renaissance.

Ne restez pas bloqué, transmutez.


Actuellement la maladie vient nous rappeler la fragilité de la vie et

l'effondrement de l'économie nous rappelle la fragilité de notre société.


C'est le moment d' introspection et de décisions personnelles.

Examinez vous et regarder dans quelle phase vous vous situez.

C'est une aide énorme de se connaitre pour se comprendre.


La faillite d'un monde et sa fin sont difficile à vivre.

L'admettre est un bon point.

Et nous ne vivons là que les prémisses, donc restons le plus serein possible.


Etre positif ou négatif n'est pas le sujet,

ce n'est qu'affaire de point de vue ou d'humeur.

Etre radicalisé ou pacifique est affaire de colères personnelles.

Il est inutile de suivre un camp ou un autre. Soyez vous- même.

Suivez votre instinct, c'est La boussole.


Ce qui est important c'est de comprendre dans quelle étape psychologique

vous vous trouvez et d'avoir confiance : nous avons une immense capacité de

résilience, de rebondir. Car l'homme a une puissance qu'il ignore,

il s'adapte toujours.

Et il crée toujours le nouveau.


Confiance !


AA



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A propos de l'auteure

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